07 août 2008
Le don de notre sang
Il y a un parc pas très loin de chez nous, quand il
fait beau il est pris d'assaut par toutes les familles des alentours.
Les parents discutent autour du pique-nique, les enfants courent après leur
ballon, les plus petits jouent près des toboggans.
Un jour, un camion s'est garé dans le parc, à côté de la fontaine et des gens
ont installé tables et bancs sous une immense tente blanche.
Des affiches et banderoles ont fleuri un peu partout dans la ville annonçant en
grandes lettres "7, 8 et 9 juillet : Donnez votre sang".
Après ma journée de travail, je suis rentrée à l'appartement, j'ai dit à mon
conjoint de venir avec moi et nous sommes allés au parc avec les enfants.
Le don de sang se déroule en cinq étapes :
1 - Inscription
Après avoir fait la queue plus ou moins longtemps ( selon le nombre de
bénévoles évidemment ) une personne nous fait asseoir et vous inscrit.
Cette formalité dure à peine cinq minutes : nom, prénom, date de naissance,
adresse et pièce d'identité nous sont demandés avant de passer à l'étape
suivante.
Une dame est là pour garder notre petite dernière de 16 mois pendant que les
grands-frères jouent à l'aire de jeux.
2 – Questionnaire
Suite à l'inscription, un questionnaire et un stylo nous sont fournis.
Nous nous asseyons alors à l'écart pour préserver la confidentialité des informations.
Le questionnaire de santé fait quatre pages, il reste anonyme et contient des
questions sur nos antécédents médicaux, nos possibles "conduites à
risque", etc.
Le questionnaire rempli en main, vous passez à l'étape suivante.
3 - Entretien pré-don
L'entretien pré-don est un entretien avec un médecin qui
reviendra si nécessaire sur certains points du questionnaire.
Le médecin est là pour répondre aux questions que nous pourrions nous poser.
Je demande si la piqûre sur le bout du doigt pour tester le taux de fer fait
mal.
Aujourd'hui, les donneurs sont testés, s'ils sont anémiés (taux de fer dans le
sang trop bas), ils ne peuvent pas donner.
4 – Don
Nous patientons à l'extérieur du camion, la plus importante
étape, on nous propose une fois de plus de boire une boisson fraîche.
Ce jour-là il fait très chaud et les infirmiers en blouse blanche se
reconvertissent pour l'occasion en serveurs.
Les garçons sont allés chercher leur petite sœur et nous tiennent
compagnie en sirotant leur jus de fruits.
Les médecins, infirmiers et donneurs discutent et plaisantent,
l'ambiance et très conviviale.
L'attente est longue, la collecte de sang cette année a du succès, les
donneurs sont au rendez-vous.
Personne ne se plaint, donner son sang est un don de soi désintéressé
alors on peut aussi donner de son temps.
Un des potentiels donneurs part malgré tout, il est désolé, il doit aller
chercher quelqu'un à la gare.
Vient notre tour, on monte quelques marches, on rentre dans le camion. A
l'intérieur il fait chaud, très chaud. Un homme qui vient de finir son don ne
se sent pas bien, il est tout blanc et transpire.
Les infirmières l'empêchent de se lever et bascule le fauteuil pour lui mettre
les jambes en l'air. Après cinq minutes, une madeleine et un jus d'orange, il
peut partir.
Je m'installe à mon tour sur un des quatre fauteuils installés dans le camion.
Une jeune infirmière prend mon doigt, me pique et presse un peu pour faire
sortir une goutte de sang.
Mon taux de fer est bon, je peux continuer.
Trois autres personnes sont déjà en train de donner leur sang, je vois trois
poches se remplir. Les poches de sang sont posées sur des appareils qui
ronronnent et qui les remuent doucement. Ca me berce.
Voilà, on me plante l'aiguille dans le bras, je ne sens rien, ça va très vite.
Depuis deux jours les deux infirmières piquent des bras à la chaîne, elles
pourraient le faire les yeux fermés!
Le don de sang en lui-même va durer dix minutes. On me prélève 420 ml.
Mon conjoint et moi finissons notre don en même temps et nous pouvons sortir de
suite.
On rejoint les enfants qui partagent avec nous la dernière étape.
5 – Collation
Tout est prévu, une partie de la grande tente où se
trouvent les tables est réservée pour les personnes qui ont fini leur don.
Nous nous asseyons et ces drôles de "serveurs" en blouse blanche nous
proposent toutes sortes de choses, charcuterie, gâteaux et fruits.
Les enfants mangent des abricots, leur papa roule au pain-saucisson et je me
laisse tenter par les pâtes de fruits. Nous discutons avec une dame qui donne
dès qu'elle le peu, elle nous explique qu'elle a été très malade quand elle
était jeune. Je crois qu'elle veut nous dire qu'elle dit "merci"
comme elle peut aux donneurs qui l'ont peut-être sauvée il y a des années.
Je n'ai jamais eu besoin de transfusion, je suis toujours en pleine forme, et
grâce au don de sang, je peux en faire profiter les autres.
Et grâce à notre exemple je sais que nos enfants le feront, plus tard.
Chiffres
- Les donneurs ont entre 18 et 65 ans.
- On compte près de trois millions de dons de sang par an.
Malheureusement les dons pour autrui baissent régulièrement : -31 % en 10 ans !
- On prélève en moyenne 460 ml de sang, ainsi que des tubes échantillons de
contrôle.
- Le don dure en moyenne 8 à 12 minutes.
- 500 000 malades ont chaque année besoin d'une transfussion.
- 8 000 dons sont nécessaires chaque jour en France.
- Pour plus d'informations sur le don du sang ou pour connaitre les sites de
collecte dans toute la France :
N° Azur 0 810 150 150
www.dondusang.net
04 août 2008
oh
C'est fou, je me souviens de mes codes canalblog.
Bon, blog à usage d'aide-mémoire :
03/08/2008 : Ma fille fait pipi au pot pour la première fois.
15 février 2008
Il y a plus d'un an maintenant... Récit d'un accouchement.
a y est, j'ai accouché
Acte 1 :
le 06 fevrier cher et tendre et moi avons dû prendre le train pour Lille pour l'enterrement de mon grand-pere.
Mon père est venu nous chercher cher et tendre, ma soeur et moi pour le trajet gare-cimetierre.
L'après-midi s'est passé assez rapidement, à 15h00 la famille était
réunie au cimetierre et là seulement le temps m'a paru long. Mon cousin
puis mon père ont lu un texte avant la mise en terre, nous écoutions
tous, sous la neige qui est tombé uniquement ce jour là cet hiver. Je
me sentais lourde, debout immobile avec mon énorme ventre et mon
manteau bleu que je ne pouvais même plus fermer...
Quand mon père nous a ramené à la gare, la voiture est passée sur un ralentisseur, sans ralentir
cher et tendre m'a regardé, il se doutait que ça ne me ferait pas du bien, et
c'est vrai j'ai grimacé ; j'ai eu l'impression que mon ventre s'était
tassé d'un coup sur lui-même...
Dans le TGV, en route pour chez nous, je ne me sens pas à l'aise, je suis un peu tendue.
Nous arrivons à Paris, en remontant l'avenue je dis à cher et tendre que
je crois avoir des contractions. Je n'en ai jamais eu pendant ma
grossesse, je ne suis pas sûre, je n'ai pas vraiment mal, je sens juste
comme une tension. cher et tendre me dit que non, ce n'en sont surement pas,
j'aurais "des vraies contractions" je serais "pliée en deux".
Je suis vexée (comme si je ne connaissais pas mon corps! Non
mais!) mais je ne dis rien, il a déjà deux enfants, il connait en
théorie mieux les accouchements que moi dont c'est le premier.
Acte 2 :
Après une nuit calme, avec autant de réveils nocturne que ces derniers mois, nous nous levons vers 09h00 / 09h30.
Je ne sens plus vraiment de tensions dans mon ventre, j'ai juste
une tension nerveuse.
Sur les bons conseils de mon homme je téléphone à la maternité vers
10h00: "bonjour, chuis a 8 mois et demi de grossesse et je perds du
sang, mais presque rien hein, il faut que je vienne?"
-"8 mois et demi? Ah bin oui venez."
Nous y sommes allés vers midi, après notre tardif
petit-déjeuner ( et puis le temps de prendre une douche et de me raser
les jambes, tant qu'à faire
), pour nous il n'y avait pas d'urgence, nous nous sommes posés dans la salle d'attente ( en fait des fauteuils dans le hall ).
La SF qui devait me recevoir était en pleine consultation.
Derrière la porte fermée de son bureau on entend des râles, des cris.
La SF sort de la pièce et part en courant!
Sur mon siège, je commence à sentir des contractoins, plus de
doute possible. Même si elles ne sont pas douloureuses, elles sont
génantes. Je me dis qu'il faut que la SF me voit, que ce n'est pas le
moment pour qu'une autre accouche dans ce bureau. Ca me stresse un
chouïa.
La SF revient toujours en courant, avec deux infirmières.
Peu après elles sortent de la pièce avec une dame sur un fauteuil
roulant. La dame avait juste fait un malaise à cause de sa veine cave,
et vu qu'elle était trèèès forte, la SF avait dû demander de l'aide
pour la mettre dans le fauteuil.
Elle me reçoit enfin, constate que j'ai des contractions.
Fait un prélèvement pour vérifier si je perds du liquide amniotique.
à 13h20, on me met sous monitoring : contractions toutes les trois
minutes... pas très fortes. On me dit aussi que la poche des eaux etait
fissurée, ce sont bien des pertes de liquide amniotique.
A 14h00 enfin on arrête le monito, et la SF me dit que le travail a commencé. C'est aujourd'hui que j'accouche.
"Soit vous êtes admise tout de suite, soit vous rentrez chez vous
pour prendre vos affaires et vous revenez ensuite... de toutes facons
pour l'admission, vous avez le temps vu que c'est le premier... En
plus, on a pas de chambre de libre"
La maternité est à trois stations de bus de chez nous alors
nous décidons de repartir à la maison, d'après la SF il n'y a pas
d'urgence de toutes façons, et le chauffeur de bus a conduit trèèèès
lentement
j'ai mangé un petit sandwich chez moi, à 4 pattes. Les contractions deviennent douloureuses, ça a évolué assez vite je trouve.
Départ pour la maternité à nouveau, mais là je veux y aller à pied : parce qu'on gère bien mieux la douleur en marchant.
Arrivée à 16h00 à la mater.
Acte 3 :
Mise sous monitoring à nouveau, je ne veux toujours pas m'allonger,
je reste debout et tourne en rond parce que les cables sont courts.
Les contractions sont toujours toutes les 2-3 minutes mais plus
intenses... et puis ça vient toutes les minutes. Ca fait bien mal là.
cher et tendre regarde le monito et me dit à chaque début de contraction, en
regardant le tracé :" il y en a une qui arrive là, oh, c'est une
grosse" etc... Je lui fais comprendre que ses remarques sont agaçantes.
On appelle les sages-femmes, une élève me dit : "c'est un premier, c'est pas pour maintenant".
Une autre SF arrive et mon ami lui explique que dans la famille ça va toujours vite!
On m'examine, je suis dilatée à 3-4. Ca fait mal, vraiment. Je
m'accroche au bord du lit, je penche en avant pour souffler, expirer
lentement en attendant que la contraction passe.
J'essaie de compter pour avoir 3 respirations pendant une contraction comme appris en cours.
On
m'amène un ballon, je me pose dessus et là, 2 contractions et je
commence à sentir mon bébé, j'ai l'impression de m'asseoir sur sa tête!
En plus, cette position me fait très mal dans les rein, je ne peux pas
rester comme ça, mais j'ai l'impression que je ne pourrais jamais me
relever.
J'y arrive quand même, entre deux contrations.
L'élève SF me dit " dites-nous quand vous commencerez à avoir envie
de pousser", me pose des questions pendant mes contractions, je la
maudits interieurement de me déranger et je commence à hurler "mais je
pousse, evidemment, j'vous dit que mon bébé sort!!"
On me demande si je peux monter à l'étage à pied, cher et tendre trouve
un fauteuil roulant sur lequel je me pose tant bien que mal, assise sur
une fesse, pour ne pas écraser la tête de mon bébé et on me monte en
salle de travail.
Je suis dilatée à 9, ma fille est bientôt là.
Il est 17h10, JM et moi avons bien mis 10 minutes pour convaincre
que ce serait rapide, mon homme a même dû aller rechercher la SF en la
tirant par la manche de sa blouse.
Je hurle, je beugle, pas des cris de douleurs ; mon homme dit que j'ai poussé des cris de guerre
Les murs de la maternité tremblent...
On m'a perfusé sans que je le sente, l'infirmière qui s'excusait à
l'avance "ça va faire un peu mal" a vu mon sourire crispé... Elle avait
oublié que je n'avais pas de péridurale? Rien ne pouvait me faire mal,
j'étais déjà dans un monde de douleur... Mais pas de souffrance.
Une première contraction sur le dos alors que je venais de
m'allonger me coupe le souffle, cette contraction était dans les reins.
Ca n'est pas possible, c'est trop douloureux sur le dos. Je veux me
mettre sur le côté.
cher et tendre dit aux SF que depuis ma grossesse je ne suis pas bien sur le
dos ( syndrome de la veine cave, ça n'a rien à voir avec la
contraction, mais bon, j'ai le soutien de mon amoureux ).
Je me mets sur le côté, mon homme me tient le pied.
Il a été fabuleux, il n'a pas sourcillé quand je l'ai mordu
ou quand je lui broyais la main, ou que je lui tenais les cheveux à pleine main...
Je me suis "laissée pousser" une première fois : je sens la
tête de bébé qui descend, la contraction repart, la tête remonte! Je me
dis que si elle remonte à chaque fois elle ne sortira jamais, je
stresse mais la contraction suivante ne va pas tarder, pas le temps de
se poser plus de questions.
Une deuxième fois : la tête passe, ça brûle; c'est ça qu'on
appelle le cercle de feu et cela porte bien son nom. J'essaie de ne
plus pousser, la brûlure me fait penser que tout va se déchirer. Je ne
veux pas être déchirée, mon bébé ne passera pas. J'arrête tout, tant
pis je n'accoucherai pas, ma fille n'a qu'à rester à l'intérieur, je ne
sais pas, on se débrouillera autrement...
La contraction suivante
arrive et là je me dis que bon, puisqu'il le faut, mon bébé passera par
là, quitte à tout déchirer, que ce soit la dernière contraction : je
pousse de toutes mes forces et Rose sort enfin.
Son père l'attrape, jongle avec ma jambe et son cordon pour venir la poser sur moi.
J'ouvre les yeux que j'a gardé fermés pendant presque toute
l'expulsion et la première chose que je vois c'est mon homme, heureux,
souriant et en larmes qui me présente notre fille.
Je les aime, je suis bien, ma fille est belle, cher et tendre est l'homme de ma vie, et je n'ai plus mal.
Notre bébé est né à 17h35, dans sa poche des eaux intacte, que la SF a ouverte une fois notre fille sortie.
Elle n'a pas pleuré, elle était sereine. Elle a fait "Ak" quand son père l'a posée sur moi.
C'est lui qui a coupé le cordon, et on nous a laissés seuls. En famille.
Epilogue :
une heure après etre entrée en salle de travail, on me mettait mon bébé au sein
Rose faisait 51 cm et 3kg270
22 décembre 2007
so long...
Ca fait tellement longtemps.
Se sont passés tant de mois, tant de choses. Que du bon. Que de la vie et de l'amour.
Aujourd'hui, fin d'année, bilan.
Voilà, nous sommes samedi 22 décembre et je suis au bureau. C'est mon dernier jour. Le contrat avec cette boite est terminé, l'année prochaine nous serons en route pour de nouvelles aventures, mais où?
Je rassemble mes affaires; petites cuillères, stylos, un coquillage, un dessin des enfants, une photo de ma nièce, une canette de jus d'orange... J'ai encore du mal à réaliser que je ne reviendrai pas. Je crois que ni le lieu ni le travail ne me manqueront. Les collègues les plus proches, je les reverrai.
On approche de Noël, ça non plus je ne réalise pas. En fait, c'est pas très important.
Dans moins de deux mois ma fille fetera son premier anniversaire, ça, c'est important.
16 janvier 2007
Un peu de détail
Bon.
Que les choses soient bien claires entre vous zet moi : la banlieue, c'est charmant.
L'Essonne, c'est d'la balle.
Laissez-moi y croire.
Pi franchement, echanger un 24m2 au premier étage, dont la fenêtre de la chambre donne sur la cuisine d'un type qui vit en slip ( et que sa femme a quitté pour une autre femme ) contre un 67m2, au septième étage, sans vis-à-vis, vue sur les lacs et au loin la Seine, un balcon de 9m2 que même quand tu vas dessus tu vois au loin un petit baton ( la Tour Eiffel ) et un autre petit baton ( la tour Montparnasse ), bin moi je dis que c'est pas mal.
Pi l'endettement hein... pfff, tout le monde vit à crédit non? pi c'est mon premier emprunt de touuuuute ma vie, alors fallait marquer le coup. Et le banquier a pas réussi à m'arnaquer completement, j'ai négocié. Ouaip.
Parce que bon, le salopiot au début il était pas coopératif... Il avait pas vu que j'étais enceinte qu'il m'a dit ( j'en suis quand même à huit mois de grossesse, je les porte bien mes 20 kilos de lest, mais quand même ) tout ça pour me faire en traitre un plus petit prêt à taux zéro.
Je l'ai pas laissé faire.
Pi ma 'tite fille elle remue tellement qu'on la voit de l'exterieur, il était vraiment de mauvaise foi.
Eh ouaip, elle est vive, comme elle a la tête en bas depuis un bout de temps, je la soupçonne de s'entrainer au break dance... Voire régulièrement d'essayer de voir ce qu'il y a dans mon dos ( c'est pas faute de lui dire que non, elle peut pas faire le tour )
12 janvier 2007
dites...
Que cherche un homme qui vit en couple, et qui s'inscrit sur des sites de rencontres? Juste des embrouilles avec sa compagne?
Oui, c'est la question existentielle du moment.
Yo.
Pas de messages depuis octobre.
Plein de choses arrivées entre temps pourtant, positives pour la plupart...
Il me reste normalement un mois de grossesse avant de lancer dans le vaste monde une petite fille que bizarrement, sans la connaitre, j'aime déjà. C'est forcement hormonal.
Le Suisse et moi allons émigrer en banlieue parisienne dans les alentours de sa naissance. Je deviens propriétaire. Je deviens endettée surtout.
21 octobre 2006
Pfou là là...
J'ai deserté un peu hein on dirait...
Trop de vacances : ça me tient éloignée des claviers. Ou alors trop de travail, et mon clavier n'a plus qu'un triste usage professionnel.
Bon, ...savez quoi?
Bin j'ai passé ma deuxième échographie. Ouaip.
Position du bébé : à plat ventre, jambes repliées sous le bide et fesses en l'air, bras repliés devant le visage. Donc on a parfaitement vu que c'était ... une p'tite fille!
Aux cuisses potelées parait-il.
Elle voulait pas montrer sa tête, alors on m'a appuyé sur le ventre, on m'a fait mettre sur le côté ( pour qu'elle glisse un peu ) ... Et comme elle voulait toujours pas bouger, la dame nous a dit " allez dire à ma secrétaire que vous allez faire bouger l'foetus et revenez dans 20 minutes ".
Ouais c'est classe.
20 minutes plus tard, l'héritière était dans la même position et nous n'avons obtenu qu'in extremis son mignon pitit profil.
Tout à fait objectivement : elle est belle, remue comme un beau diable et fait déjà la fierté de ses parents. Plus tard, elle sera maitresse du monde.
29 août 2006
it's alive, aliiiive!!
Vendredi, deuxième rendez-vous à la maternité ( la vachement connue, à Paris, qui faisait une collection de foetus dans sa cave )
"dites donc, vous avez pas une tension de femme enceinte" j'y tiens à mon 12-7 moi...
"oh madame, vous avez l'uterus qui a beaucoup grossi hein" euh, ouais ( 2,5 kg en un mois, c'est beaucoup? )
"c'est un coeur qui bat tranquille hein" ... Bah oui, futur bébé c'est un futur Bouddha.
Et depuis dimanche, je le sens bouger. Et je suis toute contente, et je voudrais le dire à mon amie d'enfance, piailler devant elle comme une gamine ( comme je me permets de le faire devant le Suisse ), mais ça ne sera pas possible : à sa première échographie elle a appris que la grossesse était "non-évolutive". Et ça me rend triste, et ce n'est pas juste qu'ils doivent passer leur tour.
29 juillet 2006
J-73
Pfou là là, c't'émouvant hein. Si si, franchement, voir la gambas qu'on a dans le bide en vrai, bin ça fait son petit effet.
Echographie le 27 juillet, et deux jours après je ne me lasse pas de regarder les clichés, même si je ne reconnais pas tout ( la tache claire sur la tache grise là, c'est quoi déjà? )
Le divin -futur- enfant a déjà des mensurations de rêve :
- il fait 6 cm de la tête à la queue ( bin ouaip )
- 2 cm de diametre crânien
- 5,7 cm de tour de taille
- il a un fémur qui fait 6 mm ( oui, un dixième de la taille totale )
- il a un coeur qui bat gaillardement
- il a un estomac ( c'est d'famille )
- il a au moins un rein qui fonctionne puisqu'on a eu la chance de constater qu'il avait la vessie pleine.
- il a les mains et les pieds correctement reliés aux membres
- et sur au moins une main, il a bien cinq doigts ( on a compté )
Et le Suisse est sur ses terres natales ce week-end, et jusqu'à jeudi. Il reviendra avec les p'tits suisses à la maison pour que nous puissions enfin passer nos vacances ensemble - pas trop tôt! -
Et normalement, c'est fois c'est la bonne, il va annoncer la nouvelle. La bonne nouvelle.
Il a emmené les clichés tirés de l'echographie comme preuves matérielles.
Et moi, je continue à flotter sur mon petit nuage hormonal.
Je désespère les professionnels qui n'ont même pas une petite nausée matinale à se mettre sous la dent. De frustation ma gynécologue m'a préscrit du spasfon, au cas où, un jour, peut-être, j'aurais mal au ventre...
22 juillet 2006
Pi tout d'même
J'en suis aujourd'hui à mon 66ème jour de grossesse, et jeudi j'ai pu entendre le coeur du tout p'tit suisse.
Tant que j'y suis, il doit ressembler plus ou moins à ça :
Bon, c'est pas mignon mignon encore... Mais jeudi prochain, le Suisse et moi on le verra en vrai le notre, et là chuis sûre qu'on le trouvera trèèès mignon
J'ai une amie...
Une amie d'enfance, et je suis très contente, car elle est aussi enceinte.
Elle est tombée ( pouf! ) enceinte environ trois semaines après moi, et est déjà inspirée pour la décoration de la chambre d'enfant. Elle sait ce qu'elle veut, une fresque naïve et des petits animaux.
alors je vais prendre mes pinceaux car apparemment ce que je fais lui plait.
J'ai éhontément glandé hier au boulot et passé des heures pour faire ça :
Paysage sur lequel viendront se greffer diverses bestioles :







